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VINCENT DU BOIS PORTRAIT DESSINES ET FIGURES SCULPTEES
par Françoise-Hélène Brou

« En avançant dans la vie, nous laissons trois ou quatre images de nous, différentes les unes des autres ; nous les revoyons ensuite dans la vapeur du passé comme des portraits de nos différents âges. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe

Depuis la fin de sa formation de sculpteur sur pierre en 1988, Vincent Du Bois travaille sur la figure humaine qu’il exprime à travers deux techniques principales: le dessin et la sculpture. Cette recherche plastique trouve son origine dans la riche tradition familiale de l’artiste qui compte plusieurs talents reconnus de l’histoire de l’art suisse, comme par exemple Albert Anker peintre du 19ème siècle réputé pour ses représentations de la réalité paysanne ou Robert Hainard fameux peintre et sculpteur animalier disparu en 1999. Quant à la sculpture Vincent Du Bois s’y initie auprès de la famille italienne de sa mère, les Cassani, sculpteurs sur pierre depuis plusieurs générations. De cet héritage culturel, l’artiste a tiré bons nombres d’influences décisives pour sa formation.
Mais cette mémoire du passé s’est également enrichie d’apports personnels acquis au cours de ses études de plasticien en Suisse, en Italie et aux Etats-Unis. Vincent du Bois s’intéresse et s’exprime aussi à travers l’expression abstraite et conceptuelle qu’il aborde comme compléments indispensables à l’expression figurative. Cette particularité n’a rien de surprenant, en effet de nombreux artistes du passé et d’aujourd’hui la pratiquent régulièrement, comme Picasso qui, par exemple, jugeait aberrante, restrictive et artificielle la distinction créée au 20ème siècle entre abstrait et figuratif.
On a cru pendant plusieurs décennies du siècle dernier que photographie et cinéma allaient remplacer le dessin, la peinture ou la sculpture dans la représentation du corps humain, tant il est vrai que ces nouveaux médium apportaient une amélioration incontestable en matière d’illusion réaliste. Il en a résulté que de nombreux artistes se sont vus progressivement dépossédés de leur talent et les genres liés à la figure ont été jugés rétrogrades, puis discrédités. Enfin l’enseignement de ces disciplines a progressivement été négligé et actuellement celles-ci ne sont plus guère dispensées dans les académies.
Or, les années passant et les connaissances à propos de la communication visuelle s’aiguisant, les spécialistes de l’image (iconologues, sémiologues, philosophes, sociologues, anthropologues) ont découvert des phénomènes importants. Par exemple, le sens délivré par une image est largement tributaire de la technique utilisée pour la produire (« The medium is the message », M. Mac Luhan) Ou encore: la grammaire spécifique de chaque médium constitue un code en soi et ces divers systèmes de signification ne sont pas interchangeables. Donc rien ne peut se substituer à une représentation créée dans une technique donnée, toute transposition aboutissant à une perversion du message (« Tradutore traditore », Umberto Eco). L’engouement pour la photographie et le cinéma reste cependant encore très vif aujourd’hui, mais désormais les différents médium sont mieux connus et considérés comme étant chacun un système original d’interprétation du réel et que, enfin, l’ensemble de ces systèmes représente des acquis fondamentaux de la civilisation.
Aussi l’art du portrait ou celui de la figure sculptée de Vincent Du Bois sont-ils des systèmes de significations autonomes, véhiculant des messages essentiels à la connaissance du monde en nous et autour de nous. Ces langages formels loin d’être en voie de disparition évoluent au contraire avec le temps tout en enrichissant leur système signifiant respectif. Dans cette perspective l’art de Vincent Du Bois contribue à perpétuer ce besoin naturel d’imager les corps, un exercice qui au-delà du trivial effet de miroir implique activement créateur, sujet représenté et spectateur dans un processus cognitif où chacun révèle pleinement sa valeur d’être communicant.



Cléo Valentine Romain

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Cléo à 4 ans, 99
terre, éch :1/1


Romain à 6 m, 00
terre, éch :1/1


Cléo à 3 mois, 95
terre, éch :1/1


Alfred, 91
terre, éch :1/1


Thibaud à 4 m, 97
terre, éch :1/1


Gaëtan à 8 m, 00
terre, éch :1/1


Valentine 3 mois
97, terre, éch :1/1


Salvatore, 1992
terre, éch :1/2


Marine à 6 ans, 98
terre, éch :1/1


Karima, 1996
terre, éch :1/1


Pipo , 1987
marbre, éch :1/1


Pipo, 1987
plâtre, éch :1/1


Rémy à 8 m, 2000
terre, éch :1/1


Brevi, 1989
terre, éch :1/1


Charlotte, 1989
plâtre, éch :1/1





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