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Mais ceux-ci ne surgissent pas à ce qui serait un horizon. Ici, pas d'horizon. Ici la terre est «vaste», dévastée.

Il y a, dans la peinture de David Smyth, une dimension ludique. Il y a aussi une dimension tragique. Tantôt on se laisse prendre au jeu joyeux des couleurs changeantes qui se pénètrent l'une l'autre et semblent ainsi faire la ronde en se tenant par la main.Tantôt, c'est l'inverse: un sol tourmenté et qu'anime avec vivacité le désordre des couleurs, mais où les quadrillages ou les damiers ne semblent plus enserrer que des débris de choses. Si les fonds nuancés de David Smyth sont souvent les premiers à séduire la vue, les «débris»

ou les «quasi-choses» travaillent à la fixer. Ils finissent par encombrer les regards qu'ils sollicitent en tous les points de l'étendue. Ils parlent d'abandon et de solitude, dans de vastes lieux parsemés de ces «riens». Il y a là quelque chose qui ne concerne pas seulement l'oeil du peintre, ni le plaisir des yeux des spectateurs. Ça concerne la vie humaine puisque ça pousse chacun de nous à poursuivre obstinément son chemin, bien qu'on se trouve désorienté et qu'on bute sur des obstacles.
Et il y aurait donc -aussi, dans l'oeuvre de David Smyth, un appel à un nouvel humanisme: dans des lieux défaits et vacants, les bruits d'un monde souvent désordonné et en quête de son ordre, nous appellent.


WALL PROPOSAL
ink on paper, 1978 - 5 1/82 x 8 3/42, 15 x 22 cm

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Peintures et techniques mixtes

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